Le Concours Auxiliaire de Puériculture

concours-APLe concours auxiliaire de puériculture est le sésame pour accéder aux IFAP (Instituts de Formation des Auxiliaires de Puériculture). Il faut toutefois savoir qu’il est de plus en plus sélectif et nécessite donc un bon niveau de connaissances. Pour vous y préparer au mieux, certaines écoles proposent une prépa auxiliaire de puériculture, offrant ainsi une remise à niveau à celles qui en ressentent le besoin.

Les épreuves du concours auxiliaire de puériculture :

A/ Epreuves écrites d’admissibilité

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1) Culture générale (2h, coefficient 1, 20 points)

  • Analyse et compréhension à partir d’un texte de culture générale se rapportant au domaine sanitaire et social notée sur 12 points ; l’exercice consiste dans un premier temps à dégager les idées générales du texte puis à le commenter en répondant à deux questions maximum. Certains thèmes sanitaires reviennent assez fréquemment : petite enfance, personnes handicapées, tabagisme, contraception, accidents domestiques…
  • Dix questions à réponse courte (8 points) ; cinq d’entre elles portant sur des notions élémentaires de biologie humaine, la candidate doit posséder les connaissances de base liées à l’anatomie (appareils du corps humain, nom des diverses parties du squelette) et à la nutrition (principes d’une alimentation équilibrée, pathologies en rapport avec la nutrition).
  • Trois questions concernent les opérations numériques (pourcentages, fractions, puissances) et les deux autres sont des exercices de conversions. A signaler que l’usage de la calculatrice n’est pas autorisée pour cette épreuve.

Cette épreuve de culture générale nécessite une bonne maîtrise du français et de l’expression écrite. Il est tenu compte de la conjugaison, de la syntaxe et de l’orthographe lors de sa notation.

2) Tests psychotechniques (1h30; coefficient 1, 20 points)

Leur but est d’évaluer les aptitudes de la candidate en matière de logique, d’organisation et d’attention.

Il est à noter que certaines candidates sont dispensées de l’épreuve de culture générale mais pas des tests psychotechniques :

  • les titulaires d’un diplôme de niveau IV ;
  • les titulaires d’un diplôme du secteur sanitaire et social de niveau V ;
  • les titulaires d’un diplôme étranger donnant accès aux études universitaires dans le pays d’obtention ;
  • les étudiants ayant validé une première année d’étude d’infirmier.

B/ Epreuve orale d’admission 20 mn + 10 mn de préparation)

Elle n’est accessible qu’aux candidates ayant obtenu une note de 10/20 à chaque épreuve écrite ou aux tests psychotechniques dans le cas de dispense de l’épreuve de culture générale et consiste en un entretien avec deux membres du jury.

1) Exposé portant sur un thème sanitaire et social (15 points) et réponses à des questions.

Là aussi certains thèmes reviennent de façon assez régulière : les jeunes face à l’alcoolisme, à la drogue, au handicap, à l’obésité, allaitement maternel, grossesses précoces… Ils peuvent également se rapporter à des sujets d’actualité d’où l’intérêt de la lecture de revues spécialisées.

La préparation limitée à 10 mn implique concentration et concision. Il est conseillé de prévoir un plan en deux ou même trois parties, ainsi qu’une introduction et une conclusion. Certains sujets peuvent être assez déstabilisants et il ne faut pas perdre de vue que le jury n’attend pas un avis personnel mais celui d’une professionnelle de la petite enfance.

2) Discussion avec le jury sur votre connaissance et votre intérêt pour le métier.

Elle comporte d’abord une phase de présentation de la candidate (cursus scolaire, stages éventuels en rapport avec la profession…) ; veillez à adopter un ton naturel et à éviter le style « récitation ». Viennent ensuite des questions sur ses motivations, sur ses qualités et défauts ainsi que sur les qualités nécessaires dans l’exercice du métier.

Toute note inférieure à 10/20 à l’épreuve orale est éliminatoire.

Comment bien se préparer au concours auxiliaire de puériculture?

Comme nous l’avons dit plus haut, il existe la possibilité d’intégrer une prépa auxiliaire de puériculture. Mais il est également tout à fait possible de s’y préparer seule à l’aide d’ouvrages adaptés. Beaucoup d’auteurs, en tant que professionnels de la petite enfance, sont également membres de jury et vous guideront au mieux vers la réussite. Attention toutefois à vous procurer des éditions récentes en raison du lien avec l’actualité que présentent certains sujets. Trois types d’ouvrages sont à conseiller :

  • Les guides : extrêmement complets, ils sont axés sur les divers modules de la formation et la méthodologie des épreuves du concours ; ils comportent également des sujets et leurs corrigés.
  • Les annales : avec leurs sujets accompagnés des corrigés, ils permettent de travailler chaque épreuve dans le temps imparti et en condition d’examen.
  • Les mémo-fiches : ces fiches de révision regroupent l’essentiel des connaissances à posséder pour le concours.

N’oubliez pas également que la lecture de revues médicales ou para-médicales ainsi que le contact avec des professionnels de la petite enfance seront un atout supplémentaire pour la réussite au concours auxiliaire de puériculture.